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HISTOIRE

naturelle ES MOLLUSQUES.

TOME SIXIEME.

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O N SOUSCRIT

A P A R I'S ,

Dur a R t, Imprimeur- Libraire et éditeur, rue et maison des Mathurins S. Jacques.

Bertrand, Libraire , quai des Augustins^ 35.

Chez V AimÉE , frères, Libraires , rue Beffroi , 2.2,

Chez Levhault , frères, Imprimeurs-Libraires.

Chez Baroeas, Libraire.

A MONTPELLIER, Chez V 1 d a u , Libraire.

A M O N S,

Chez H o y o 1 s , Libraire.

Et chez les principaux Libraires de l’Europe.

A ROUEN

A STRASBOURG

A LIMOGES

!

HISTOIRE NATURELLE,

GENERALE ET PARTICULIÈRE,

DES MOLLUSQUES,

ANIMAUX SANS VERTEBRES ET A SANG BLANC.

OiiVRAftE faisant suite aux Œuvres de Leclerc de Buffon, et partie du Cours complet d’Histoire naturelle rédigé par C. S. Son n i n i, membre de plusieurs Sociétés savantes.

r

continué PAR FELIX DE ROISSY.

tome sixième.

A P A R i s y

DE L’IMPRIMERIE DE F, DUFARÎ,

AN XIII.

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I S T O I R E

NATURELLE

GASTÉROPODES.

Suite des Spirivalves à ouverture échancrée

à la base.

GENRE L X X X 1 1 Ie. CoiiOMB elle ; columbella. PI. L VI i , Fig. i.

jinimal. Gastéropode à tête manie de deux tenta- cules portant les yeux au dessous de leur partie moyenne. Manteau formant un tube au dessus de la tête pour la respiration. Le pied muni d’un petit opercule elliptique , fort mince.

Çoquille. Ovale, à spire courte, à base de l’ouver- ture plus ou moins échancrée et sans canal. Un renflement à la partie interne du bord droit. Des plis ou des dents à la columelle.

Ce genre, caractérisé par M. de Lamarck," est encore une division des nombreuses vo- lutes de Linnæus. Il renferme peu d’espèces et ne comprend que des coquilles assez petites et extrêmement communes.

Des colombelies sont très - voisines des

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6 HISTOIRE

mitres par les caractères , mais elles sont: en général plus courtes et plus épaisses, ce qui leur donne une physionomie différente.

ESPECES.

i. Colomb el le marchande ; coîumbeîla \ mercçitoriq .

V oluta mereaboria. Lin. Lister, Conch. tab. 824? fig. 43 Martini, Conch. 2, tab. 44? %. 45'2 à 458. Gnalt, tab. 43, fig. I , L. Staron , Adanson , pl. ix , fig. 2p. Lamarck , Sjst. anim. sans ver™ tèbrés , pag. 75. \

Coquille striée, à spire obtuse; columeîle émoussée, dentée; bord droit renflé et den- ticulé.

C’est une coquille des plus communes et qui se trouve dans toutes les mers. Elle varie beaucoup dans ses couleurs.

2. C. siger; c. rustica.

V oluta rustica. Lin. Lister, tab. 82.4, 8g- 44; SaS , fig. 4 b. Gnalt. tab. 43 , fig. C, D , E , F ; G , H. Siger , Adanson, pî. ix, fig. 28. Martini, 2 9 tab. 44» fig* 462 à 47 1 *

Coquille unie, à spire proéminente; co- lumelle émoussée, denticuîée ; bord droit rerfflé et denticulé. Se trouve dans la

Méditerranée et dans l’Océan, sur les côtes

* .* .

africaines et américaines.

DES GASTEROPODES. f

On n’a encore trouvé aucune espèce de colombelles parmi les fossiles, si nombreux et si diversifiés , des environs de Paris.

GENRE LU XI Ve. Marginelle ; marginella. PL LVII, Fig. 2.'

Animal. Gastéropode à lête manie de deux tenta- cules coniques , pointus , portant les yeux prèa de leur base extérieure. Bouche en trompe rétractile. Un tube se prolongeant an dessus de la tête pour la respiration. Le disque ventral dépassant posté- rieurement la coquille. Point d’opercule.

Coquille. Ovale - oblongue , lisse, à spire courte et à bord droit rebordé en dehors. Base de l’ouver- ture peu échaucrée. Des plis à la coiumclle.

Linnæus regardoit encore les coquilles de 0,8 genre comme des volutes , mais il les a voit rapprochées de manière à former une petite famille particulière, dont toutes les espèces se trouvoient liées entre elles par un grand nombre de rapports. M. de Lamarck est le premier qui ait tout à fait séparé ce groupe des volutes, pour en composer un nouveau genre très - naturel , auquel il a assigné les caractères distinctifs que nous venons de présenter.

Les marginelles offrent Une série nom- de coquilles remarquables par ua

A 4

* HISTOIRE T

bourrelet très-apparent qui garnit extérieu- rement. le bord droit de leur ouverture. Elles sont toutes assez petites, mais très-agréables par leurs couleurs et par le poli brillant de leur surface toujours dépourvue de drap mariu. L’aspect général de plusieurs espèces les rapproche assez des porcelaines pour qu’on puisse présumer avec quelque vrai- semblance que le manteau de l’animal ac- quiert, à une certaine époque, des prolon- gerons charnus qui lui servent à envelopper ou à polir sa coquille.

On ne trouve les marginelles que dans les mers des pays chauds ; presque toutes celles qui sont connues viennent du Sénégal ou de parages peu éloignés.

ESPECES.

1. Marginelle porcelaine; marginella

glabella.

Voluta glabella. Lin. Porcelaine , Adanson, Sénégal, tab. 4 fig. 1. Listèr, Conch. tab. 818 y fig. 29 et 5i. Martini, Conch. 2>, tab. 42, fig. 429, 43 1 ? 434 , 435. Gualt. tab. 28, fig. A , L.

Coquille unie , fauve-rougeâtre , tachetée de blanc , à échancrure de la base à peine sensible ; spire lisse ; quatre plis à la colo- nie! le ; bord droit dentelé. Se trouve dans l’Océan africain et aux Indes»

DES GASTEROPODES. §

2. M. FÈVE; m. faba.

Voluta faba. Lin. Gualt. tab. 28 , fig. Q. JVarel , Adanson , tab. 4 > fig* 2. Mart. 2 , tab. fyi , % 432, 453.

Coquille un peu échancrée, un peu plissée; spire proéminente; quatre plis à la colu- melle ; bord droit crénelé. Se trouve sur les côtes d’Afrique.

5. M. b o b 1 ; m. persicula.

Voluta persicula. Lin. Lifter, tab. 8o3; fig. 10. Gualt. lab. 28, fig. C, D, E. Subi, Adanson , tab. 4 j fig* 4* Martini, 2 , tab. 42 > fig* 4!9 à 422.

Coquille unie; spire émoussée et ombili- quée; sept plis à la colimieîîe; bord droit crénelé.

Cette jolie petite espèce présente deux variétés principales, l’une ornée de petites lignes, Fclutre de points. - Se trouve sur les côtes d’Afrique.

4* M. É b u r n É e ; m. eburnea .

Lamarck, Ann. du mus. tom. II, p. 6r , vélin , 3 , fig. 11.

Coquille lisse, à spire conoïde; bords des tours de spire confluens; quatre plis à la coîumelle; bord droit mutique.

Elle a ordinairement la blancheur et le luisant de l’ivoire; sa longueur est d’environ

lo

HISTOIRE

cinq lignes. Se trouve fossile à Grignod ou elle est assez commune.

5. M. Dentifere; m. dentifera.

Laqaarck , ibidem, vélin , 5, tig. 12.

Coquille grêle, lisse, h spire aîongée et irn peu pyramidale; bord droit muni inté- rieurement d’une petite dent.

Cette petite espèce est rare. On la trouve fossile à Grignon.

6. M. en ovule; ovulala.

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Lamarck', ibidem , vélin, 5, fig. i5.

Coquille lisse, à spire très -courte; plus de quatre plis à la columelle; bourrelet marginal étroit et peu épais; bord droit sillonné intérieurement.

Cette coquille ressemble, par sa spire à peine apparente, à une petite ‘ovule ou à une jeune porcelaine ; elle a six lignes de longueur. Fossile, très- commune à Grignon.

DES GASTEROPODES. 11

GENRE LIXI Ve. Cancellvire; cancellaria, PL LVXÎ, Fig. 5.

Animal. Inconnu.

Coquille. Ovale ou subtnrriculée , à bord droit sil- lonné intérieurement. Case de l'ouverture presque entière et un peu en canal. Quelques plis com- primés ou trauchans sur la columelle.

Tels sont les caractères du dernier genre formé par M. de Lamarck aux dépens des voîules de Linnæus ; les espèces qu’il y rapporte sont , ainsi que le caractère l’in- dique , très -différentes, non seulement des volutes proprement dites, mais aussi des olives , mitres , marginèlîes , et autres genres P*' écédens que Linnæus avoit confondus ; les seules coquilles de celte famille avec lesquelles elles aient assez de rapports sont les colombe lies, dont elles diffèrent pourtant encore sensiblement par le défaut de ren- flement cà la partie interne du bord droit de l’ouverture. Elles ont d’ailleurs, par leur aspect général, des rapports très -marqués avec les nasses et les pourpres, et il seroit difficile de les bien distinguer d’avec ces nouveaux genres sans les plis comprimés et, tranchons qui se remarquent sur la columelle |

12 histoire

on peut donc regarder les cancellaires comme le commencement d’une autre famille, ou comme formant le passage de celle que nous Venons d examiner à celle qui va suivre.

Ees cancellaires sont en général striées, cannelées, réticulées ou garnies de côtes obliques plus ou moins saillantes; il ne paroîS; pas qu’il y en ait aucune véritablement lisse. Toutes sont marines ou se trouvent fossiles dans l’intérieur des terres.

Ce genre est déjà nombreux en espèces.; M. de Lamarck en a déterminé plus quinze.

ESPECES.

l. Cancellaire réticulée; cancellaria

reticulata.

Voluta reticulata. Lin Lister, Conch. tab. 85oy lig. 52 , 54. Martini , Concb. 5, tab. 12 r , fig. 1107, H08 et 1109. Dargenville, pl. xvn , fig. M.

Coquille un peu sillonnée en sautoir ; columelle presque perforée.

C’est la plus grosse espèce du genre et l’une des plus communes. Se trouve sur les côtes d’Afrique et d’Amérique.

2. C. bivet ; c. cancellata.

Voluta cancellata. Lin. Gualt. tab. 48 , fig. B , C, D, E. Bivet , Adanson , pl. viu , fig. 16.— Boni , mus. coes. vindob, tab. 9 , fig. 7 , 8.

DES GASTEROPODES: i3

Coquille presque entière , plissée , réticulée en sautoir j columelle alongée, un peu om- biliquée et garnie de trois plis. Se trouve sur les côtes d’Afrique.

3. C. n a s s e ; c. nassa.

Voluta nassa. Gmelin. Séba, mus. 5 , tab. 55; fig. 42. Martini, Concli. 4, tab. 124 et 125 , fig. 1172 et 1173.

Coquille ventrue; spire ayant des côtes chargées de lignes treillissées peu apparentes; bord droit marginé; columelle ombiliquée , garnie de trois plis. Se trouve sur les côtes d’Afrique, dans l’océan Indien.

4- C. a petites côtes; c. costulata.

Lamanck, Ann. du Mus. tom. Il, p. 63, vélin f

5 , fig. i5.

Coquille ovale-oblongue , variqueuse; des côtes longitudinales serrées avec quelques bourrelets sur Je dos ; trois plis à la colu- melle.

Sa longueur est d’environ sept ou huit lignes ; il y en a une variété, figurée vélin , 3, fig. i4. Se trouve parmi les fossiles de Grignon, elle est peu commune.

5. C. vol u t elle; c. volutella ,

Lamarck , ibidem , vélin , n? 7 , fig. 5.

Coquille turriculée, variqueuse; des côtes

14 HISTOIRE

longitudinales serrées avec des stries IrauS*^ verses ; une queue courte, un peu marginée.

« Cette coquille, dit M. de Lamarck, est si singulière que j’ai hésité dans la déter- mination de son genre. Elle a les bourrelets d’un murex, les replis d’une volute, l’aspect et l’écHancrure d'un buccin. Néanmoins ses rapports et ses caractères forcent de la réunir aux cancellai res ».

Elle a huit lignes de longueur. Se ren- contre, mais rarement, parmi les fossiles de Grignon.

Outre ces deux dernières espèces , les seules qu’on ait rencontrées jusqu’à présent dans les environs de Paris, on connoît en- core d’autres cancellaires fossiles trouvées en divers pays, et telle est la voluta can - cellata elongata de Chemnitz ( Conch.' torn, XI, tab. 179, fig. 1727, 1728, etc.) 11 y en a auspi une très-remarquable, 001117 muue aux environs de Bordeaux.

DES GASTEROPODES: i5

GENRE LX, XXVIe.

Nasse; nassa . PI. L VI l , Fig. 4.

minimal. Gastéropade à disque ventral élargi , tronqué antérieurement, et se prolongeant au delà de la tête. Deux tentacules pointus portant les yeux clans leur partie moyenne. Un tube au dessus de la tête, formé par le manteau.

Coquille. Ovale. Ouverture se terminant inférieure- ment par une échancrure oblique qui remonte postérieurement. Bord gauche calleux , formant sur la columelle qu’il recouvre , une base ou un pli transverse dans sa partie supérieure, et ayant sa base obliquement tronquée.

Les nasses commencent une nouvelle famille de coquillages spirivaîves qui ont, ainsi que ceux qui précèdent, la base de l’ouverture échancrée et non canaliculée , mais dont la columelle ne présente aucuns plis ni dents. Les genres qui la composent n’en formoient qu’un seul dans Linnæus sous le nom de buccinum ; c’est encore à Bru- guière et à M. de Laina'rck qu’on doit cette subdivision d’un genre beaucoup trop nom- breux, et i’élabiissementde plusieurs groupes particuliers mieux assortis, et plus faciles à étudier. Tels sont les genres nasse, pourpre buccin, éburne, vis, tonne et harpe, fondés

j6 HISTOIRE

d’après cette nouvelle classification , et dont nous exposerons successivement les carac- tères. Les casques qui faisoient aussi partie du genre buccinum de Linnæus , doivent appartenir à la division des spirivalves à base canaliculée.

Le premier de ces genres, les nasses, quoique très-naturel , a cependant de si grands rapports avec celui auquel on a conservé le nom de buccin , qu’il est assez difficile de les séparer d’une manière tranchée. Leur caractère le plus distinctif consiste dans l’é- chancrure de leur base qui est toujours extrêmement marquée, très-oblique, très- relevée, et dans le bord gauche qui forme sur la columelle une forte callosité , très- sensible sur-tout lorsque la coquille a atteint son plus grand développement.

L’animal qui habite la nasse a été figuré par Lister, tab. 975 , fig. 5o ; on voit, d’après ses caractères exposés ci-dessus, qu’il diffère très-peu du mollusque des buccins.

ESPECES.

1. Nasse casquillqn ; nassa arcularia.

Buccinum. arcularia. Lin. List. Conch. tab. 970 , fig 24, 25. Martini, Conch. 2, tab. 4* * fig- 4°9 à 412. Gualt. tab, 54, fi§. O, Q , R. Dargenv.

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1 . CŒL OMBELLE ,

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2, MAR&INELLE .

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3 , CANCELLAIRE ,

7

EBURNE ,

4, NASSE ,

8 .

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DES GASTEROPODES. 17

'pJL xiv, fig. C. Favanne , pl. xxxiiï , fig. F. - Vulgairement le casquillon.

Coquille cendrée on bleuâtre à l’extérieur; ouverture violette intérieurement , très-lui- sante et blanche sur les bords ; des stries transverses et des plis obliques, terminés prés de la suture par de gros tubercules.

C’est l’espèce la plus commune et celle qui a fourni à M. de Lamarck les caractères du ^enre. - Elle habite la mer des Indes ; on trouve en Piémont une coquille fossile qui en est extrêmement voisine.

2. N. bombée; 72. gibba.

Buccinum gibbum. Lin. Lister, Synops. tab. 975, fig. 3o. Martini, 4 , tab. 125, fig. ngô. Gualt. tab. 44 > fig* B* Favanne , pl. xxxm , fig. S , 2 , et 77, fig. A 7.

Coquille bombée, lisse, fauve extérieu- rement, avec un cordon blanc près de la suture; ouverture blanche ; bord droit garni vers le bas de dents épineuses. Se trouve dans la Méditerranée.

5. N. b o s s tr e ; n. gibbàsuïa .

Buccinum gibbosulum. Lin. Lister, tab. 973 , fig, 28. Martini, 2, tab. 4 l, fig- 4r4> 415-

Coquille très- ventrue ? bossue, lisse par- MoiL Tome VL B

18 HISTOIRE

tout, verdâtre, avec des ligues fauves. *

Se trouve dans l’océan Asiatique.

On n’a point encore rencontré de nasses fossiles dans les environs de Paris.

GENRE L X X X V I Ie. Pourpre; purpura. PI. LVII, Fig. 5.

/Inimal. Gastéropode à disque ventral elliptique, plus court que la coquille. Deux tentacules pointus portant les yeux dans leur partie moyenne' ex- térieure. Manteau formant , pour la respiration , un tube qui passe obliquement au dessus de la tête. Un opercule cartilagineux et semi-lunaire.

Coquille. Ovale , le plus souvent tuberculeuse ou épineuse. Ouverture se terminant inférieurement en une sorte de canal très-court , oblique, échancré à l’extrémité. Columelle unie , aplatie sur - tout inférieurement, et finissant en pointe à sa base.

Bruguière est Fauteur de ce genre com- posé d’une série de coquilles qu’avant lui les naturalistes rapportoient arbitrairement soit aux buccins , soit aux rochers , avec lesquels elles ont souvent des rapports très- marqués. Ces espèces ont eu effet un com- mencement de canal court à la base de leur ouverture, comme beaucoup de ro- chers, murex, et de plus une échancrure sur ce canal, comme les buccins, de sorte

DES GASTEROPODES. 19

qu’elles participent de ces deux genres et ne conviennent véritablement ni à l’un ni à l’autre. Bruguière a fait cesser cet em- barras dans la classification en les réunis- sant , et en les caractérisant parliculière- ment d’après l’aplatissement très - sensible de la columelle , la pointe qui la ter- mine, et d’après le défaut de lèvre ou de bord gauche. Il désigna ce nouveau genre par le nom de pourpre , donné à plusieurs des espèces qu’il renferme, d’après l’opinion que les anciens tiroient leur célèbre couleur rouge de quelques-uns de ces coquillages, principalement de ceux que les naturalistes connoissent sous les noms de buccinum la- pillus , patulum et reticulatum. Cette tein- ture a été totalement abandonnée depuis la découverte de la cochenille , sans doute à cause delà difficulté de s’en procurer une assez grande quantité, et l’on ne sait plus positivement quelles étoient les espèces qui la fournissoient , ni par quel procédé on la mettoit en usage. Au reste , il est probable, d’après l’analogie, que tontes les espèces qui appartiennent véritablement au genre pour- pre, tel qu’il est établi à présent, produisent une liqueur semblable , et présenteraient la même propriété. Ou prétend que quelques

B 2 x

20

\

HISTOIRE

peuples de l’Inde et du Nord en ont con- servé l’usage , et qu’on s’en sert encore sur les côtes d’Angleterre pour marquer le linge: M. Adanson nous a donné une descrip- tion assez étendue et vérifiée sur plusieurs espèces de l’animal qui habite les pourpres. D’après cet habile observateur (Voyage au Sénégal, coquillages, pag. 100, pl. 7 , fig. 1. ) la tête est petite , cylindrique , de longueur et largeur presqu’égales. De son extrémité, comme échancrée et creusée en arc, sortent deux tentacules coniques, alongés , renflés inférieurement et coupés en dessous par mi sillon longitudinal,' sur ce renflement, au milieu de la longueur et au côté exté- rieur des tentacules , sont placés les yeux,’ noirs et semblables à deux points non sail- lans. La bouche consiste en un petit trou ovale , ouvert transversalement au dessous de la tête vers son milieu, et qui renferme une trompe. Le manteau , consistant en une membrane peu épaisse qui tapisse l’intérieur de la coquille sans s’étendre au dehors, est ondé ou frisé sur ses bords et se replie su- périeurement en un tube qui sort d’une lon- gueur égale à la sixième partie de la coquille par l’échancrure de la base , et se rejette sur la gauche. Le pied est épais, elliptique, obtus

. DES GASTEROPODES. 21 aux extrémités, une fois plus long que large , et beaucoup plus court que la coquille, ayant en dessous deux sillons croisés à angles droits vers la partie antérieure , avec une multitude de stries longitudinales sur le reste de sa surface. Ce pied dépasse antérieure- ment la tète et une partie des tentacules lorsque ranimai marche ; un peu au dessous du milieu de sa longueur et près du man- teau est attaché un opercule mince, carti- lagineux , en forme de demi - lune , qui , quoique plus petit que l’ouverture de la coquille dont il a la forme , peut cependant la boucher exactement, lorsque l’animal en rentrant le retire dans Fintérieuy jusqu’au milieu du dernier tour de spire.

Les deux sexes , d’après M. Adanson , sont séparés sur des individus difïérensy les mâles, outre les différences qu’on peut ■' re- connaître dans leurs coquilles, laissent sortie - de ietiis en tems vers la' droite une verge semblable à une languette triangulaire et aplatie.

La matière colorante, dont ce genre de coquillages a pris le nom, se trouve comme l’encre des sèches dans un réservoir parti- culier en forme de vessie, placé au haut do col à coté de l’estomac. Cette matière est très-

B 3.

22

HISTOIRE visqueuse, blanche ou verîe, et ne devient rouge qu’après avoir été étendue d’eau et exposée à l’air. On concevra pourquoi la pourpre étoit si chère chez les anciens, quand on saura que le réservoir qui la contient est ordinairement moins gros qu’un puis.

Les animaux des pourpres sont carnassiers et se nourrissent aux dépens d’autres mol- lusques qu’ils sucent au moyen de la trompe dont leur bouche est garnie.

Toutes les espèces de ce genre, qui sont en assez grand nombre , sont marines et habitent les rivages. On les trouve en divers climats.

ESPECES.

1. Pourpre fersique ; purpura persica .

Buccinum persicum. Lin. Lister, Concli. lab. 987, fig. 4 6. Mart. Conch. 5 , tab. 69, fig. 760. Gualt. tab. 5i,lig. H, L. Dargenv. tab. 17, fîg. E. Favanne, pi. 27, fig. D . 5. Vulgairement la conque per nique.

Coquille épaisse, striée, tuberculeuse, à bords crénelés ; columelle aplatie ; tours de spire bruns, avec des lignes blanches et noires, transversales.

C’est cette espèce , l’une de celles les caractères sont le mieux exprimés ? qui a

^ v

4

DES GASTEROPODES.

servi de type pour la formation du genre.

Se trouve dans la mer des Indes et sur les côtes de la Méditerranée.

2. P. DES TEINTURIERS ,* p. lapillus.

Buccinum lapillus. Lin. Lister , tab. C)65 , fig. ig.

Martini, 4> tab* 122, fig. ii36 et 1137. * L& eaâot , Adanson , Sénégal, pag. 106, pl, vu , fig. 4-

Coquille fort épaisse, ovoïde, pointue aux deux extrémités, à petites côtes transverses, obscurément écailleuses ; bord droit très- épais , tranchant sur les bords et denté ou plissé intérieurement. Couleur blanche , grise - cendrée ou jaunâtre, avec ou sans bande fauve ou brune.

Cette espèce, est fort sujette à varier. Bru- guière lui a donné ce nom spécifique parce qu’on prétend qu’elle sert encore à teindre dans le Nord elle abonde ; ce n’est pour- tant pas l’espèce dont les anciens faisoient usage,* il paroit plutôt, d’après Columna , que celle dont les romains tiroient la pourpre étoit le buccinum patuîum , qu’il faut maintenant appeler purpura patula. M. de Lamarck a rapporté au lapillus une pourpre fossile qui se trouve communément à Courtagnon. ( Voyez les Annales du mu- séum d’histoire naturelle, tom. II, pag. 64.)

B 4

£4 HISTOIRE

' Se trouve dans l’océan Atlantique, sur toutes les côtes d’Europe et d’Afrique, et dans les mers du Nord. C’est un des coquil- lages les plus communs sur les côtes de la Man clie.

5. P. licorne ; p. monoceros .

Palîas, Spicil. zool. io , tab. 3, fig. 3,4.— Martini , 5 , tab. 69, fig. 761. - Favamie , pl. xxvn , fig. D, 1. Vulgairement la licorne.

Coquille brune , à côtes inégales , gar- nies d écaillés tuilées ; bord droit crénelé et armé près de la base d’une longue épine;

Il ne faut pas confondre avec cette espèce le buccinum narval , et le b. unicorne Erug. , rapportés du Pérou par Dombey. Se trouve dans la mer. qui baigne l’Amérique méridien nale , vers le détroit de Magellan.

DES GASTEROPODES. a5 GENRE LXXX VIIIe. Buccin; buccinum , PL LVII, Fig. 6.

Animal. Gastéropode à pied elliptique plus court que la coquille. Deux tentacules coniques portant les yeux à leur base extérieure. Manteau formant, pour la respiration , un tube qui passe par l'é- chancrure de la base de la coquille et se prolonge au dessus de la tête de l’animal. Un opercule cartilagineux.

Coquille. Ovale ou alongée. Ouverture oblongue , échancrée inférieurement et sans canal. Echancrure découverte antérieurement. Columeîle pleine, sans aplatissement à sa base.

»

Le genre buccin a été établi par Linnæus; ainsi que nous Lavons dit à l'article des nasses; mais ce grand naturaliste, en lui assignant un caractère peu précis , y avoit renfermé des groupes très-disparates et trop nombreux en espèces. Bruguière chercha Je premier à le réduire à de justes bornes, et créa à ses dépens les genres pourpre, vis et casque ; M. de Lamarck a depuis com- pîetté ce travail, d’après les mêmes prin- cipes , et c’est lui qui en a séparé quatre autres genres nouveaux, les nasses, har- pes, tonnes et é b urnes ; de sorte que les buccins proprement dits , tels qu’ils sont

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26 HISTOIRE

conservés depuis ce démembrement , ne forment plus qu’une série peu étendue, dont foutes les especes sont à présent liées par le plus grand nombre de rapports et dont les caractères sont faciles à déterminer.

Pour qu’une coquille fasse partie de ce genre, il faut que la base de l’ouverture soit sans canal ; qu’elle présente une échan- crure remontant obliquement du côté du dos sur lequel elle est sensiblement appa- rente,* que la columelle soit unie, pleine, renflée dans sa partie supérieure et non recouverte par le bord gauche ; et qu’en- * fin la surface extérieure n’offre pointée varices, ni de côtes longitudinales , ni de crénelures intérieures sur le bord droit. Toutes ces considérations sont absolument nécessaires pour bien distinguer les vrais buccins d’avec les nasses, tonnes, harpes et autres genres voisins, qui souvent leur res- semblent beaucoup. On peut ajouter, afin de completter les moyens de les reconnoître, qu’en général la forme de ces coquilles est alongée, plus ou moins ventrue, mais n<^>n globuleuse, que leur spire n’est ni enfoncée ni raccourcie, comme dans les tonnes et les casques, ni subulée comme dans les vis, mais qu’elle présente une longueur moyenne.

DES GASTEROPODES. 27

Leur tèt , ordinairement assez épais , est rarement poli et brillant à sa surface, ou enrichi de couleurs éclatantes ; leurs teintes sont le plus souvent foncées et uniformes.

Les mollusques qui habitent les buccins ont une tète en forme de croissant , une fois plus large que longue, surmontée à son sommet deux tentacules alongés , poin- tus, portant à leur base, sur le côté exté- rieur, de petits yeux noirs, peu apparens. La bouche présente une fente parallèle à la longueur de la tête et située au dessous d’elle j l’animal fait sortir par cette ouverture une trompe plus ou moins longue, qui renferme l’oesophage et dont l’extrémité présente une espèce de langue garnie d’aspérités recour- bées en arrière. Le pied est très-obtus à ses extrémités ; sa longueur est presque double de sa largeur; il est d’un tiers plus court que la coquille, et il porte à son extrémité postérieure un opercule cartilagineux , ordi- nairement très-mince, qui peut fermer exac- tement l’ouverture dont il a la forme. Le manteau forme , en se repliant au dessus de la tète de l’animal et vers la gauche , un tube qui sort par l’échancrure de la base de la coquille et qui communique à l’organe respiratoire.

38

histoire

Les buccins iront pas les deux sexes réunis sur le même individu; ils sont mâles ou fe- melles séparément. La verge se déroule vers la droite de la tele , comme dans le plus grand nombre des gastéropodes. La spire de la coquille renferme le foie ainsi que 1 ovaire dans les femelles ou les testicules dans les males. On a cru remarquer que ces derniers portent, une coquille plus aîongée ou moins renflée que celle des femelles, et que cette différence de proportion peut suf- fire pour les reconnoître.

Les buccins sont tous marins, et habitent sous différens climats; on en connoît une quarantaine d’espèces, dont quatre ou cinq se trouvent dans les mers d’Europe.

ESPECES..

l. Buccin onde; buccinum undatum.

Buccinum undatum. Lin. Lister, Cbneh. tab.

. fig. 14. Martini, Concli. 4 , tab. 126, fi g. 1206 à 1209. Favanne , pl. xxxu, fig. D. Seba > Tbcs. 3, tab. 3 9, fig. 76 à 80.

Coquille grisâtre ou brunâtre , finement striée et treillissée , plissée dans les tours supérieurs.

Cette espèce présente , mais rarement , des individus inverses, dits coquilles gauches \

DES GASTEROPODES. 2g

< Se trouve dans l'Océan ; c’est un des coquillages communs de nos côtes. Il porte le nom de burgau morchou à la Rochelle. On le mange en Angleterre.

2. B. nu nord ; b, glaciale.

Martini , Conch. io, tab. i52, fig. 1446 et 1447*

Coquille à stries transverses, peu élevées,^ obtusément carénée sur le milieu du tour inférieur. Se trouve dans la mer du Nord.

5. B. nifat ; b. nifat.

Inster, Conch. lab. 914, fig. 7. Martini, 4, tab. 147, fig. 1557. Favanne, pl. xxxin , fig. 1. * Nifat , Adanson , Sénégal, coquil. pag. 52 et pl. îv , fig. 5.

Coquille oblongue , lisse, blanche, mar- quée de taches carrées rougeâtres, disposées sur plusieurs rangs.

Elle a onze ou douze tours de spire, et un ou deux plis assez gros et arrondis à la base de la co Jumelle. Se trouve dans l’océan Indien et sur la côte d’Afrique.

4. B. STROM.EOÏDE, b. stromboules.

Buccinum stromhoides. Gmelin , Syst. nat. 6, pag. 5 489. Idaiji , Lamarck, Ann. du mus. toin. II , pag. 164 , 1 ; vélin , 5, fig. 17.

Coquille ovale-oblongue, lisse, légèrement sillonnée à la base ? à tour convexe ; à bord

5o HISTOIRE

droit un peu ample, subcosté et formant supérieurement un